Est-ce que le film correspond au scénario ?

C'est difficile de dire ça... Quand on lit un scénario, on visualise un peu, on a une certaine idée des choses. J'aurais aimé qu'on montre un peu plus le camp Rouge, la dureté de l'orpaillage. C'est le petit côté que j'aurais aimé, mais bon, il aurait aussi fallu plus de temps et plus d'argent pour ça. J'aurais aussi aimé qu'on insiste plus sur mon personnage, mais Marco (Marc Barrat, ndlr) a plus misé sur l'histoire du jeune homme qui revient dans son pays.

Est-ce que, selon vous, on peut montrer la dureté de l'orpaillage dans un film ?

Absolument! Je pense qu'on peut tout montrer dans une fiction. Mais il aurait fallu plus de temps pour tourner et un plus gros budget pour aller au fond des choses.

Qu'est-ce que ça représente pour vous d'avoir participé à ce film ?

Ça me fait plaisir. Quand j'ai gagné mon prix, je l'ai dédié à la Guyane parce que j'espère qu'à travers ce film, on pourra parler de ce problème grave mais dont on ne parle pas. Je pense que c'est aussi parce que la France a un problème avec son histoire. Il y a beaucoup d'ambiguïtés dans l'histoire de la Guyane et la France a du mal avec les pays qu'elle a colonisés. Elle n'assume pas son histoire. À ce niveau-là, on est en retard sur les Américains.

CINÉMYLÈNE